Société Français d'Anthropologie Visuelle

Fiche du film : #32

Ax Fight (The)

Un combat à la hache chez les Yanomami du Venezuela. Photo 1 Photo 2 Photo 3
Date de réalisation : 1975
Réalisateur : Asch Timothy
 
Pays : Vénézuela
Durée du film : 30'
Langue : VO
Sous-titrage : anglais
 
Distribution : http://www.der.org
Antropologue : Napoléon A. CHAGNON
 
Image : Couleur
 
Format de diffusion : Beta, VHS, DVD
Format original : 16mm
Extrait vidéo http://www.der.org

Résumé: Les Yanomami vivent dans la forêt tropicale du sud du Venezuela et du nord du Brésil. Ils pratiquent une économie de subsistance mixte : cueillette, chasse, jardinage. Environ 15 000 Yanomami vivent dans quelques 150 villages dispersés.

Ax Fight fait partie d'un ensemble de plus de vingt films tournés en 1971 et consacrés aux indiens Yanomami. Il a été tourné à Mishimishimabowei-teri, gros village de 250 habitants, situé à la source de la rivière Mavaca, dans la partie la plus méridionale du Venezuela. Ce village a été pour la première fois en contact avec un Occidental en 1970, lors de la visite de l'anthropologue Napoléon CHAGNON, qui vivait depuis trois ans avec les Yanomami.

Tourné le 28 février 1971, ce film rend compte d'un combat à la hache, mettant un terme à une longue lutte de pouvoir entre deux hommes, pour le commandement d'un lignage.

Dans les grands villages yanomami, la plus légère provocation peut dégénérer en violents conflits. Lors de la présence à Mishimishimabowei-teri, d'un groupe de visiteurs venus de Ironasi-teri pour voir leurs parents, la tension était grande. Les visiteurs ne voulaient pas travailler dans les jardins mais exigeaient d'être nourris. Le combat commença quand une des femmes du village refusa de partager des bananes plantains avec un des visiteurs et qui la battit alors avec un bâton. Son frère, son mari et son beau-frère se vengèrent et, dans les cinq minutes qui suivirent, plusieurs hommes se battaient avec des massues, des machettes et des haches. Le combat continua jusqu'à ce qu'un homme fut assommé. Puis les chefs intervinrent et peu à peu les gens se dispersèrent.
Le film est divisé en trois parties permettant de comprendre le combat lui-même et la façon de faire un film. La première partie est la version non montée de l'événement, filmé et commenté sur le vif, par les réalisateurs qui essaient de comprendre ce qu'ils sont en train de voir. La seconde partie reprend des séquences précédentes, en proposant une analyse structurale détaillée des relations complexes de parenté et de résidence des participants au combat, lequel est replacé dans son contexte rituel. La version finale, montée, permet de comprendre, en la comparant avec ce qui a précédé, comment des modèles intellectuels peuvent profondémment influencer la perception visuelle.

Le style novateur de Ax Fight a fait de lui un classique dans l'étude de l'anthropologie tout autant que dans celle du cinéma.

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